Archives expositions personnelles France

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  SAMBRE - Catalyseur, exposition inaugurale
  Galerie Jérôme Pauchant, Paris

  19.09 - 25.10.2014

Communiqué de presse

Il s’agit ici de la première exposition créée par Jérôme Pauchant dans la galerie parisienne qu’il a choisi d’ouvrir en été 2014 dans la rue Notre Dame de Nazareth en pleine mutation. Jérôme Pauchant souhaite défendre des artistes ayant la volonté de transcender les limites de leur création quelques soient leurs médiums et leurs origines, mais aussi instigateurs d’une oeuvre qui fasse sens, qui soit l’héritière d’un passé transcendé tout autant que d’une réaction à la société au sein de laquelle elle émerge.










































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Exposition du 19 septembre au 25 octobre 2014. Galerie Jérôme Pauchant, 61 rue Notre Dame de Nazareth - 75009 Paris. Tél.: +33 (0)1 83 56 56 49. Ouverture du mardi au samedi de 11h à 19h.

Angelika Markul, Terre de départ, photogramme extrait de la vidéo, 2013

© Angelika Markul, courtesy galerie Leto, Varsovie (Pologne)

Pour son inauguration rue Notre Dame de nazareth à Paris, la galerie Jérôme Pauchant a offert la totalité de son lieu à « Sabre – Ombre – Ambre… SAMBRE !». Comme son nom, les œuvres les plus emblématiques de ce jeune artiste français sont le résultat d’assemblages, qui mettent à l’honneur le bois mais aussi des matériaux désuets collectés, réutilisés et réorganisés dans l’espace.


Avec Catalyseur - un nom qui nous parle! - Sambre s’approprie entièrement le local de la future Galerie Jérôme Pauchant, dans une proposition résolument radicale, du sol au plafond, agissant comme un catalyseur, un accélérateur de la transformation du lieu, interrogeant la transition dans laquelle il se trouve, de son ancienne activité à sa future fonction de galerie d’art contemporain. Cette installation totale, qui peut rappeler le célèbre Merzbau de Kurt Schwitters, envahit véritablement le lieu. Elle résulte de manière fascinante d’assemblages de matériaux récupérés sur place et de quelques éléments trouvés dans les rues à proximité puis réorganisés dans l’espace par l’artiste.


Cette démarche d’appropriation et de transformation du matériau de la composition permet à l’artiste de questionner les constituants de l’œuvre et ses moyens matériels même, à l’image des Combines de Robert Rauschenberg qui déclarait lors d’un entretien avec André Parinaud « Je désire intégrer à ma toile n’importe quel objet de la vie. » (1). En convoquant à son tour le réel dans son œuvre par l’emploi d’objets et de matières, SAMBRE va jusqu’à interroger et déplacer les limites de la sculpture et de la peinture, mais aussi de l’architecture. Cette nouvelle composition est accompagnée d’œuvres et des documents relatifs à son installation, mais aussi de photographies d’œuvres antérieures comme celles de la superbe installation Sphère, 2013 réalisée lors de la résidence des Bains Douches en 2013.


Sambre, qui n’a que 30 ans, fait partir des très jeunes artistes dont l’impétuosité caractérisant leurs expérimentations les conduit à des propositions toujours très audacieuses. Le montage de l’exposition Catalyseur s’est élaboré dans une collaboration étroite entre Jérôme Pauchant et Sambre, à travers deux semaines de destruction, puis trois consacrées à la création. L’ancien commerce de vêtements pour enfants a été désossé de son plafond et de son mobilier, les murs débarrassés en partie de leurs revêtements successifs pour aboutir par endroits gradués à la pierre d’origine, le mobilier décortiqué pour une nouvelle vie. Les matériaux et débris accumulés ont constitué la part majeure des médiums utilisés par l’artiste pour inventer une œuvre d’art totale, du sol au plafond, auxquels il n’a ajouté qu’un « bureau » fait de palettes de bois et un miroir encastré dans un sol au parcours hétéroclyte.

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Le nouvel « habillage » de l’espace se déchiffre dans un parcours qui ne laisse rien au hasard. Des utilitaires bâtiment ont été préservés (raccordements électriques, gaines de ventilation...) et participent à l’installation. Des peaux successives revêtent les murs, laissant apparaître leur histoire successive. Sur les pans les plus récents, l'artiste a tracé à l'aérographe un labyrinthe linéaire de deux ou trois couleurs selon les espaces, broderies empruntes d’un graphisme un tant soit peu sauvage, à observer de près. Le métal et la pierre se disputent le reste de l'espace, les anciennes plaques d'acier du plafond couvrant désormais le sol et sculptant rythmiquement certains murs. Tout comme les amas de pierres bordant irrégulièrement le périmètre, conservées également dans une vitrine de reliques, les plus grosses accrochées entre des grilles de métal. Partout, la brillance joue avec la matité, l’ombre avec la lumière, le brut avec le raffiné, la transparence avec la profondeur du secret.

À l’instar de ses installations récentes comme Wonderland, réalisée dans un appartement de la Tour 13, ou la modification d’un abri dans le parc de HEC Paris intitulée Nest Level, ou encore des installations monumentales faites d’accumulations de poutres et de planches de bois ; Projet Phoenix et Escalier de Secours respectivement réalisées dans le cadre de la biennale d’art contemporain de Krasnoyarsk, Sibérie en 2013 et au sein de la Collégiale Saint-Pierre le Puellier à Orléans, visible jusqu’au 13 juillet 2014, SAMBRE offre ainsi aux visiteurs de son exposition à la galerie la possibilité de vivre une expérience radicale et sensible au cœur de son œuvre et d’en devenir les acteurs…


(1) Catalogue d’exposition, Paris – New York, Musée national d’art moderne, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1977.











SAMBRE, Catalyseur SAMBRE - Catalyseur, Galerie Jérôme Pauchant, Paris

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

Sambre participe également à la Nuit Blanche 2014 le 4 octobre à Paris. Elève de l’Ecole Boulle, né à Aubenas en 1984, Sambre crée, dans la lignée de Tadashi Kawamata et des frères Chapuisat, des installations de bois in situ, qui s’adaptent à l’environnement et à l’esprit du lieu. Formé à la menuiserie et à la sculpture sur bois, Sambre investit les lieux en créant des installations de bois, réalisées souvent à partir de matériaux de récupération. Pour Nuit Blanche, il s’installe à la Cité de la Mode et du Design, en créant une grande arche en bois – le MUR OUVERT – autour de l’escalier menant à la coursive principale. Cette architecture d’apparence chaotique – mais à la construction très travaillée – brise les lignes rigides du lieu. Le végétal introduit une rupture dans un univers très minéral, en y apportant un élément de sérénité. À la fois mur et porte, cloisonnement et ouverture, cette installation pose aussi la question des limites dans un lieu qui combine la rue, le bâtiment et les docks.

Projet de SAMBRE pour Nuit Blanche 2014