Jeanne Susplugas
   Le Wharf, Hérouville-Saint-Clair
   22.03 - 29.05.2010

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Jeanne Susplugas au Wharf

Communiqué de presse

Le travail de Jeanne Susplugas se construit autour de plusieurs thématiques de recherche et questionne ce qui nous enveloppe : ces peaux, le corps et l'habitat qui nous protègent et qui également nous révèlent.


Le corps est évoqué sans être nécessairement représenté. Cette présence de nos conditions reste, dans ses travaux, subordonnée aux différentes addictions qui nous conditionnent : le corps en tant qu'habitat, la maison ou espaces similaires et enfin l'addiction aux substances que propose l'industrie pharmaceutique pour alléger et rendre tolérables certaines difficultés de l'être. Une possibilité de survie face aux obsessions et aliénations qui pèsent sur le quotidien. Le miracle d'un « éveil » plus aisé alors que l'angoisse tenaille le corps et l'esprit. Certaines addictions sont comme des compagnons d'infortune et impliquent une cohabitation obligatoire pour ne pas fuir les journées.










Exposition du 22 mars au 29 mai 2010. Wharf - Centre d'art contemporain de Basse-Normandie, 7 passage de la poste - 14200 Hérouville-Saint-Clair. Tél.: +33 (0)2 31 95 50 87. Ouverture du lundi au vendredi et chaque dernier samedi du mois de 14h à 18h. Entrée libre.


Jeanne Susplugas, Light House, 2009 © A. Declercq



Les apparences esthétiques que prennent les pièces de l'artiste sont trompeuses sur l'âpreté des objets représentés et des perspectives qu'elles engendrent comme « espaces clos. »


Ce nouveau projet de Jeanne Susplugas construit un parcours plein d'énigmes pour lequel l'artiste produit plusieurs nouvelles oeuvres. Photographies en apparence abstraites issues de boîtes de médicaments ou piluliers, grands dessins aux motifs pharmaco-littéraires, cage lumineuse, bandes sonores réalisées à l'aide de textes commandés à des écrivains comme Marie Darrieussecq ou Basile Panurgias. L'oeil microscope se fait anthropologue et dévoile un monde parallèle, issu du domestique et d'un quotidien: un pilulier devient un habitat, une crème de beauté un iceberg perdu dans l'océan, quelques pilules et gélules des constructions ovoïdes colorées. L'acte du poétique surgit d'une collection, d'une constellation d'objets aliénés à une histoire privée. L'artiste élabore une vision de l'intime depuis et par les facteurs de dépendance : survie, addiction à l'apparence physique, confort psychique, phobies, tocs...


Comme la plupart des artistes de sa génération, Jeanne Susplugas ne s'interdit aucun médium. Dessin, son, performance, photographie, vidéo et installation sont les outils que l'artiste emploie comme autant de vecteurs pour la construction des objets et images qu'elle met en scène et en abîme.

Jeanne Susplugas, Light House, 2009 © A. Declercq

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